Entre Débaa et Salsa

Madrassati Amalia de Paris

Ça me fait bizarre de me dire que j’aime la danse puisque ce n’est pas du R’nb ni du Hip-Pop encore moins le Floss. Ces danses branchées. N-O-N, rien de tout cela !

Je me retrouve dans le débaa et la salsa. Différent de la salsa, le débaa est une danse pratiquée uniquement par les femmes. Et pour la salsa, il convient d’avoir un partenaire homme lorsqu’on est une femme. Le débaa est une danse en groupe et quant à la salsa c’est une dance en couple.

Le débaa est une activité traditionnelle pratiquée par les femmes de Mayotte (dans l’océan indien). Le débaa n’est pas qu’une danse, c’est aussi un chant. En fait, le débaa est composé par un chant et la danse qui l’accompagne. C’est un tout. Mais on peut parler de débaa en évoquant uniquement la danse ou uniquement le chant sauf que la danse débaa ne se danse pas avec un autre type de chant, les deux vont de pair.

Et pour la salsa c’est pareil. Elle désigne à la fois un style de musique et la danse qui va avec. Mais cette fois-ci, elle est originaire de Cuba (dans les Caraïbes).  

Pour moi leur point commun c’est la sensualité. Ces deux pratiques demandent également de la douceur et du rythme.

Les musiques qui accompagnent ces deux danses, je les trouve belles.

Le débaa, c’est une danse qui vient de chez moi, on a recours en grande partie des membres supérieurs du corps, de la gestuelle : les doigts, les mains, les bras, les épaules, la tête.

Mine de rien, elle est physique et mine de rien au bout d’un certains temps les gestes fatigues.

Je ne l’ai pas directement pratiquée c’est-à-dire en étant très jeune, pendant longtemps j’ai observé les autres femmes danser. Je m’y suis mise tardivement par rapport à la moyenne d’âge. Très jeune, disons à 5-6 ans les filles se trouvent en immersion dans la pratique du débaa. Lorsque j’ai commencé je devais avoir 15 ou 16 ans.

Et pour la salsa je suis débutante. J’aurai aimé la connaître avant. J’aime cette dance. Je ne trouve pas les pas si compliqués, mais il faut beaucoup de pratique pour assimiler. Je n’ai pas énormément de pratique alors je galère, je me mêle dans mes pas, mais je prends du plaisir à apprendre.

Après, je ne me mets pas de pression pour apprendre ces danses-là. Je prends mon temps, je ne suis pas en compétition. Ce sont des choses que je fais pour me détendre, et j’y prends du plaisir. Je peux passer des mois sans les pratiquer et reprendre avec amour et enthousiasme. Je ne les danse pas tous les jours mais je les apprécie.

Avant de pratiquer la salsa, je ne m’y connaissais vraiment pas. Juste avant de contacter l’association où je suis inscrite maintenant, j’ai regardé quelques vidéos sur You tube pour savoir ce qu’est la salsa. Je n’ai pas hésité à sauter le pas. Et à la sortie de mon premier cours de salsa, j’étais satisfaite, j’ai directement accroché. J’ai su que j’allais continuer.

Quand on danse le débaa, l’idéale est d’avoir le sourire, essayer de se faire belle, être douce dans ces mouvements et en harmonie avec les autres femmes ; Ça rejoint la salsa dans le sens où il faut être en harmonie avec le partenaire, il faut être à l’écoute des mouvements de l’autre pour être synchro.

Et dans un coin de ma tête je me dis que je souhaite que mon futur mari sache danser la salsa ! Cela serait un plus (LOL).

Comme quoi on se reconnait même dans des pratiques venant de l’autre bout du monde.

D’autres articles passionnants :

https://bastuavantures.wordpress.com/2020/06/29/jaurais-prefere-eviter-cet-evenement/(ouvre un nouvel onglet)

https://bastuavantures.wordpress.com/2020/05/30/on-se-perds-pour-toujours/

Les jours de la semaine en shimaoré : Semaine = Mfumo

On va apprendre les jours de la semaine en shimaoré (dans la langue de Mayotte).

En shimaoré, les jours de la semaine commencent le samedi. Les cinq premiers jours commencent par Mfumo.

On y va :

Samedi : Mfumotsi

Dimanche : Mfumovili

Lundi : Mfumoraru

Mardi : Mfumonné

Mercredi : Mfumotsano

Jeudi : Yahowa

Vendredi : Djumwa

Voilà ! On y est arrivé.

Bon apprentissage !

J’aurais préféré éviter cet événement

J’ai hésité à raconter cette histoire mais je me suis ensuite dit que peut-être d’autres personnes ont vécu des événements similaires, horribles ou d’autres événements qui les ont aussi bouleversés, événements qu’on n’auraient sincèrement préféré éviter. J’ai alors décidé de la partager parce que je sais que lorsque l’on partage des moments difficiles qu’on a vécu à d’autres qui ont aussi vécu ou qui vivent des moments difficiles, ça les rassure. Ça rassure de voir qu’on n’est pas seule.

Je vais utiliser le vouvoiement au lieu du tutoiement que j’utilise d’habitude car je souhaite mettre de la distance.

De quoi il s’agit ici : il s’agit de la fois où un monsieur s’est jeté sous le train.

Oui, vous avez bien lu.

Comment l’histoire s’est passée et où est-ce que j’allais ?

L’histoire s’est passée dans la région parisienne.

Comme tous les jours, je prends le train (RER).

Ce jour-là, je le prends à Chilly-Mazarin pour me rendre à un entretien à Evry. On est aux alentours de 11h. Il y a du monde dans le train ce jour-là. Pas trop de gens, en tout cas le train n’est ni rempli ni vide.

Je monte dans le train, je m’installe à côté de la fenêtre. J’utilise un peu mon téléphone ensuite je le laisse et je regarde par la fenêtre. Je regarde ce qui bouge et ce qui ne bouge pas : les arbres, les gens.

On traverse une première gare (Gravigny-Balizy), ensuite on s’approche de la gare suivante : Petit-Vaux.

De la fenêtre où je suis assise, je regarde de l’autre côté du quai, c’est-à-dire le quai pour le sens inverse de ma direction. Du coup, je vois les gens qui attendent le train pour le sens inverse.

Lorsque mon train arrive à quai, à Petit-Vaux, le train pour le sens inverse est à l’approche.

J’ai toujours mon regard rivé vers la fenêtre.

Je vois un monsieur sur le quai en face, en le regardant, je comprends ce qu’il comptait faire (par son mouvement).

Mon réflexe, je ferme mes yeux comme lorsqu’un insecte ou la poussière s’approche des yeux.

Ce monsieur s’est tué. Il s’est jeté sous le train.

Je suis stupéfaite.

Je regarde les gens qui sont autour de moi.

Je me demande pourquoi je suis là en fait ? Pourquoi j’ai vu ça, en fait ?

Il commence à y avoir une petite panique, tout le monde ne comprend pas ce qui se passe. Les trains sont immobilisés. Tout le monde doit descendre.

Un homme qui est dans mon train demande à savoir ce qui s’est passé. Je lui explique.

Et là je commence à trembloter.

Rappelez-vous, j’allais à un rendez-vous à Evry.

Je décide d’appeler à mon rendez-vous et de l’annuler. Je leur dis juste qu’il y a eu un accident sur ma route et que je ne vais pas pouvoir être là.

Je suis bouleversée.

Je rentre chez moi.

J’ai commencé à voir ce monsieur partout. Je le cherchais partout.

Quand je suis arrivée chez moi. Je ne suis pas restée. Je suis ressortie pour acheter du pain. La vie continue non ? En me rendant à la boulangerie, sur la route, je vois un conducteur dans sa voiture et là je me dis dans ma tête « ce conducteur ressemble au monsieur qui s’est tué ». Ce ne sera pas la seule fois où je vais me dire ce genre de phrase.

J’ai eu peur d’y penser le soir, j’ai eu peur de ne pas arriver à m’endormir ce soir-là.

J’ai réussi à m’endormir paisiblement.

Les jours qui ont suivi, j’ai commencé à me demander pourquoi il a agit de la sorte. Pourquoi ? Pourquoi ?

Ensuite je me suis mise à me demander mais pourquoi j’étais là. Pourquoi ? Pourquoi ?

Je n’ai pas les réponses.

A toutes les personnes qui ont eu à faire face à des événements tragiques, qui les ont bouleversés, je vous dit juste n’en faite pas une affaire personnelle. Ne dites pas que c’est votre faute.

Cette histoire ne m’a pas empêché de reprendre le train. D’ailleurs le jour qui a suivi j’ai pris le train.

D’autres articles passionnant :

https://bastuavantures.wordpress.com/2020/05/30/on-se-perds-pour-toujours/

https://bastuavantures.wordpress.com/2020/05/24/quel-est-son-origine/

N’hésitez pas à me dire quel article vous avez adoré et à le partager :

Apparemment ce sont les hommes qui le font

Je n’ai jamais pensé à le faire jusqu’à ce que je le fasse. Cela se pourrait qu’inconsciemment j’y pensais. Mais je ne le savais pas et je ne m’en savais pas capable.

Alors comment je m’y suis prise ?

Simplement. J’ai senti le moment. Il était là à quelques mètres. Je me suis surprise en train de l’appeler. Il répond ; je lui demande alors de venir. Je ne savais pas ce que j’allais lui dire.

Par contre, on aurait dit que mon corps le savait et était sûr de ce qu’il faisait.

Il s’avance. Je respire : j’inspire et j’expire. Je le regarde, en fait, il est vraiment là ! Il est là !

Faut savoir que moi quand je ne sais pas comment dire les choses mais qu’il faut que je les dise, ma solution c’est de les jeter. Je fais simple, court, je vais droit au but et je ne dis que ce que je veux faire savoir. Je ne fais pas d’explication ni de justification.

Alors je sors à cet homme ces trois mots que tout le monde connait : « je t’aime ».

Je me suis pris un vent.

Je le répète. Je me suis pris un vent.

 Qu’est-ce que ça veut dire, ça veut tout simplement dire qu’après avoir dit ces mots-là : « je t’aime », l’homme ne m’a rien dit. Il m’a regardé et a décidé de partir.

Il m’a laissée là, plantée comme un animal abandonné. (Les temps sont durs !)

Je n’ai pas compris ce que ce comportement signifiait.

Et j’ai continué à espérer me disant qu’il ne savait probablement pas comment répondre sur le moment.

Après beaucoup de temps passé dans l’espérance, et après d’autres méthodes utilisées afin de capter les sentiments de cet homme (téléphone), j’ai fini par comprendre par moi-même que cet homme n’était pas intéressé par moi.

Etant une femme et ayant fait ce premier pas (même s’il n’a abouti concrètement à rien) je me dis qu’en vrai, il n’y a rien d’insurmontable dedans ? Je me suis pris un vent, et alors ? Et A-L-O-R-S ?

Je l’ai fait et j’ai été tranquille ensuite. Tranquille, loin des regrets, loin des « j’ai raté l’homme de ma vie ! ».

Ayant oser lui dire, je sais que je n’ai pas raté ma chance.

Je sais que je n’ai rien perdu.

Les gens qui disent qu’une femme qui fait le premier pas perd sa dignité. Je réponds : « foutaise ! ».

S’il était ensuite parti le dire à ses amis, ça aurait été la honte pour moi !? Mais je m’en foutais royalement de ses amis ! Je n’en avais rien à faire d’eux ! Et quoi qu’il en soit, je n’ai jamais vu qui que ce soit venir me parler de ce sujet. Et tant mieux !

J’ai juste fait ce que j’avais envie de faire.

Je suis fière de l’avoir fait.

Beaucoup d’hommes se prennent des refus tous les jours de la part de femmes, et ils n’en meurent pas.

Dans la vie on fait face à beaucoup de refus, et c’est un refus parmi tant d’autres refus (ma mère qui refuse de m’acheter mon chocolat préféré ; ma sœur qui refuse de me passer l’assiette qui se trouve juste à côté d’elle etc.). Un refus fini par devenir insignifiant.

Un dernier mot pour finir en beauté : oser.

https://bastuavantures.wordpress.com/2020/05/30/on-se-perds-pour-toujours/

Tu maîtrises la situation ?


La vie est tellement imprévisible. Tu crois tout savoir ? Ha ! La vie te surprendra ! Positivement comme négativement !
On peut toujours programmer nos projets puisque savoir ce que l’on veut permet d’établir les démarches à suivre pour atteindre nos buts. Quand tu sais où tu veux arriver, je pense qu’on a plus de chance d’y arriver puisque l’on peut se focaliser dessus. Sinon on se laisse guider par tout et n’importe quoi.
On n’a pas la maîtrise !
Aujourd’hui, tu es là où tu es, tu as ce que tu as. Demain tout peut s’envoler. Ou bien, demain tu peux voir tes biens se multiplier. Dans tous les cas, demain tu seras vraiment surpris(e).
Nos projets ne se réalisent pas toujours comme on le voudrait mais ils peuvent aussi se réaliser exactement comme on les avait prédéfinis.
Je fais parti de ceux qui crois en Allah. Pour moi, ce monde ne fonctionne pas au hasard. Les rencontres ne se font pas au hasard. Les événements ne se font pas au pif. On ignore ce qui va en découler de ces rencontres et ces événements. Et ce que l’on jugeait de catastrophique à première vue peut nous apporter une richesse.
Je n’ai pas toujours envie d’y croire quand une situation n’est pas à mon avantage dans l’immédiat, c’est-à-dire quand une situation me frustre. Car je veux simplement que tout se passe d’une façon qui me plait.
Je me force sur certaines choses. Je me dis que c’est ma vie, c’est ma responsabilité. Je dois agir, je le sais néanmoins je n’agis pas systématiquement.
« Je ne veux pas des moments difficiles ! »
S’il y a des moments difficiles, il y aura des moments plus doux. On a déjà tous rencontré ces deux types de moments et je pense qu’on rencontrera encore d’autres.
Mais que je le veuille ou non, telle est la réalité : joie et frustration, frustration et joie.
Alors, je me ressaisis parce que chacun de mes journées construit mon futur.
Ce que je fais aujourd’hui aura un impact sur mon futur. Parce que demain n’est pas indépendant, demain ne peut pas être si aujourd’hui n’est pas.
Alors je me dois de me maîtriser et faire tout ce qui est de mon possible pour que demain soit meilleur.

Ta langue : ta honte ou ta richesse ?

On nous apprend à parler français mais avant ça on a notre langue première. Notre langue maternelle : le shimaoré. Cette langue qu’on entend dès notre naissance. Il ne faudrait pas l’oublier ou la délaisser pour une autre qui se voudrait plus importante, plus belle ou plus civilisée.

Les langues sont des richesses, il n’y a pas de langue supérieure à une autre, c’est totalement et absolument insensé de placer une langue au-dessus d’une autre lorsqu’elles permettent toutes de communiquer : s’exprimer, échanger, passer des messages.

Je sais qu’il y a des langues qui s’enrichissent plus que d’autres puisqu’elles sont parlées par beaucoup beaucoup de gens tous les jours et qu’elles ne cessent d’avoir de nouveaux vocabulaires ainsi s’adaptent au temps, ces langues qui sont devenues les langues du commerce et des affaires (l’anglais, le chinois etc.). Ces langues prennent du pouvoir.

Il y a des langues compliquées, des langues que même les personnes qui les parlent doivent faire des études poussées pour comprendre le sens de certaines phrases.

J’aimerai que le shimaoré perdure aussi longtemps que possible.

Une langue est composée de différents sons. C’est une richesse qu’à travers un son, ou différents sons, on puisse transmettre le même message. Par les sons qu’émettraient les mots suivants : « sayonara », « kwahéri », « aurevoir », « bye », ces mots provenant de différentes langues, malgré la divergence de leurs orthographes, leurs nombre de syllabes, les sons qu’ils émettent lors de leurs prononciations, en bref tout les opposent sauf la signification qu’on leur a attribué. Ils veulent tous dire la même chose. Ces mots-là sont utilisés pour prendre congé de quelqu’un, pour se séparer temporairement de quelqu’un. C’est assez drôle et puissant en même temps de constater cela.

J’aimerai qu’on préserve notre langue : le shimaoré.

Beaucoup ont honte de parler leur langue lorsque celle-ci n’est pas reconnue ou valorisée par la société. Leur langue serait perçue comme une langue arriérée, ou de sauvage. Rappelons-nous le but d’une langue, n’est-il pas de se faire comprendre ? Ta langue n’atteint-elle pas cet objectif ? Si elle l’atteint, alors, tu peux l’utiliser avec la personne qui va comprendre.

Qu’on n’ait pas honte de parler notre langue entre nous. Je n’incite pas à abandonner les autres langues, moi-même j’ai envie de parler anglais seulement je n’y parviens pas encore. Maintenant, je parle quasiment qu’en français parce que je dois me faire comprendre étant dans un environnement où on parle en français. Je parle en shimaoré principalement qu’avec mes sœurs et mon frère et tous les autres membres de ma famille. Je pourrais parler en français avec mes sœurs et mon frère mais étrangement ça ne passe pas. On ne parvient pas, on a l’impression de mieux se comprendre en shimaoré. Et c’est tant mieux ! Même quand on parle shimaoré, on introduit des mots français car à force on oublie nos propres mots malheureusement.

Je veux continuer à parler le shimaoré.

C’est une capacité en plus qu’on a lorsqu’on parle plus d’une langue. Je sais que de nos jours beaucoup parlent plusieurs langues. Alors moi aussi, je suis contente de parler plus d’une langue.

Une langue selon moi c’est un pouvoir, je vais te donner un exemple. Tu es dans le bus avec un ami qui partage ta langue. Tu veux faire des manigances sans que les autres ne comprennent. Vous pouvez alors user de cette langue que vous deux partageaient et qui n’est pas comprise par les autres.

Dans ce cas-là, tu n’as pas besoin de chuchoter, ni de parler dans l’oreille de ton ami.

Mais mais mais, une langue ça s’apprend et on peut être surpris de s’apercevoir qu’une personne dont on ne s’en douterait pas parle et comprend ce que l’on dit.

Quand tu es entrain de parler sur une personne et que tu ne sais pas que les murs comprennent, là tu te mets dans de gros problèmes !

Personnellement, je n’ai jamais eu honte de parler ma langue.

Je t’encourage à parler cette langue qui est la tienne !

Uwaza hayiluha ya shimaore-2 (compter en shimaoré)

On sait désormais compter jusqu’à 10. Maintenant on va apprendre à compter jusqu’à 20.

11. Kumi na moja

12. Kumi na mbili

13. Kumi na traru

14. Kumi na nne

15. Kumi na tsano

16. Kumi na sita

17. Kumi na saba

18. Kumi na nane

19. Kumi na shendra

20.  Shirini

Dans l’étape suivant, on va apprendre les dizaines : 10 à90 et le chiffre 100

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer